On est bien d'accord, le ski est unanimement considéré comme un sport, et plutôt comme un sport intensif, que ce soit du ski de piste ou du ski de fond, même pépère. Après tout, c'est une activité physique complète (jambes et bras sont sollicités) et pratiquée en général par des températures elles-mêmes pompeuses d'énergie, donc de calories...
Sachez, amis lecteurs curieux de savoir où tout ceci va nous mener, sachez qu'une 1/2h de descente à ski consomme 600calories...Et là, comme moi, vous vous dites gaiement que ce séjour au ski va faire fondre les bourrelets qui sont montés avec le skieur, euh la skieuse rondelette, et qu'ils vont être abandonnés quelque part entre deux remontées mécaniques?!
Eh bien non, car un examen très rigoureux de l'emploi du temps du skieur par votre dévouée servante, a démontré que la plus grande partie de ce temps est consommé par, devinez.....eh oui: les remontées!!!
Remontées pendant lesquelles le skieur est le plus souvent vautré et donc inactif sur un siège...
Sachez par exemple que le ratio montée-descente en tire-fesses est de 5/7, en télésiège est de 3/5....
Mais ça, le skieur (la skieuse replette) n'en a pas conscience!
La règle est donc de faire quelques réserves dès le matin, afin de ne pas être victime d'hypoglycémie au milieu d'un mur de noir, quand justement les cuisses doivent être en béton pour nous ramener jusqu'au télésiège salvateur.
Le skieur commence donc la journée par un copieux petit déjeuner...on ne
sait jamais, des fois que toutes les terrasses d'altitude soient prises d'assaut et qu'il ne reste plus une frite bien grasse a manger!
Mais par chance, en général, il reste toujours un bout de banc en salle à partager et une portion de bolognaises en cuisine pour un acharné de la glisse affamé, pressé de retourner sur les pentes enneigées et/ou verglacées, après un vin chaud réconfortant.
L'étape suivante est celle du goûter, bien mérité après tous ces efforts, car la pause déjeuner, bien que roborative, est déjà loin. Ce léger en cas (chocolat, pain, jus d'orange, fruit, etc) permet alors à ce sportif complet d'attendre patiemment le diner.
Celui-ci se caractérise par sa simplicité et sa répétabilité, ceci pour trois raisons principales:
-il doit être économique (la location d'un logement décent ,ailleurs qu'au caravaneige à 3km du p
ied des pistes ,coûtant un bras)
-il doit rassasier
-il doit être facile à préparer, car le confort spartiate du logement du skieur occasionnel le bride en terme de gastronomie, tout du moins pour la préparation de menus élaborés et sophistiqués.
En effet, en général, la cuisine du skieur se résume à une plaque de cuisson dans un coin d'une kitchenette de 1,5m2.
Le menu du soir sera donc, au choix:
-des pâtes
-des pâtes
-des pâtes
etc
avec divers assaisonnements....mais si par chance, l'appartement (euh, la cage à lapin qui sert d'appartement) est pourvu d'un appareil à raclette, un soir au moins pendant ses vacances, le skieur cassera sa tirelire maigrelette pour acheter du fromage, des pommes de terre et de la charcuterie.
On remarquera que tout ceci est très équilibré, et essentiellement à base de féculents, indispensable carburant des sportifs, des vrais! et agrémenté de matières grasses en grande quantité.
Donc, la comparaison entre le stockage des réserves décrit plus haut et leur utilisation , j'en ai bien peur, n'est pas à l'avantage de la 2ème...ce qui explique pourquoi les bourrelets repartent avec le skieur, euh la skieuse replette, et seront fidèles au rendez-vous sur la plage cet été...car le ski et l'exposition au froid incitent à
consommer des nourritures extrêmement caloriques.
Pourtant, il y a des salades et des potages sur les menus, je les ai lus! Mais la vision du skieur se trouble après un verre de vin chaud!!!Et les bonnes résolutions s'évanouissent, car au moment de commander la dite salade, c'est finalement le gratin du
jour ou l'assiette du Berger qui l'emporte, suivi d'un dessert pourtant censé être boudé (en pensée seulement).
Promis, je ne fantasmerai plus sur ma capacité à rentrer dans un jean déjà trop serré avant les vacances au ski, il est toujours trop serré, voire carrément immettable au retour.